Alors que près de 531 000 élèves de terminale générale et technologique s'apprêtent à passer l'épreuve orale du baccalauréat jusqu'au 2 juillet, un nouveau défi se profile à l'horizon : l'utilisation grandissante des intelligences artificielles (IA) pour préparer ces examens.
Si cette tendance soulève des inquiétudes chez les enseignants, qui peinent à y consacrer suffisamment de temps dans leur programme annuel, elle témoigne aussi de l'évolution des pratiques des élèves face à ces épreuves traditionnelles. Certains n'hésitent plus à faire appel à des outils d'IA comme ChatGPT pour enrichir leurs connaissances et affiner leur argumentation.
Cependant, dès lors que les examinateurs creusent un peu plus en profondeur, la fragilité de ces approches fondées sur l'IA se révèle. "Dès qu'on creuse sur les connaissances ou l'argumentation, il n'y a plus personne", témoigne un professeur, soulignant les limites de ces pratiques.
Alors que le baccalauréat représente un rite de passage emblématique pour de nombreux lycéens, cette nouvelle donne bouscule les traditions et pousse le système éducatif à s'adapter. Entre innovation technologique et préservation des valeurs du diplôme, les années à venir s'annoncent riches en débats et en réflexions sur l'avenir de cet examen.