Dans de nombreux pays d'Europe de l'Est, tels que la Serbie et la Hongrie, ce sont souvent les médias traditionnels, et non les réseaux sociaux ou les nouveaux médias, qui sont les principaux vecteurs de désinformation et de propagande, selon les experts Sabina Mihelj et Vaclav Stetka.
Contrairement aux idées reçues, les médias conventionnels de ces régions tendent à promouvoir des discours illibéraux et des informations biaisées, plutôt que de remplir leur rôle d'information objective et impartiale du public. Cette tendance s'explique en partie par les liens étroits entre ces médias et les pouvoirs politiques en place, qui exercent un contrôle important sur le paysage médiatique.
Ainsi, les citoyens d'Europe de l'Est se retrouvent confrontés à un écosystème médiatique déséquilibré, où les sources d'information traditionnellement les plus fiables sont celles qui diffusent le plus de désinformation. Face à ce constat préoccupant, les auteurs appellent à une réflexion approfondie sur les moyens de restaurer l'intégrité et l'indépendance des médias dans ces pays.